[ARTICLE INVITÉ] « Comment passer de tueur/tueuse de plantes à ami(e) des plantes? »

Bonjour tout le monde!

Dans la vie, j’ai certaines aptitudes. Je suis organisé, je suis sociable et je suis un bon vulgarisateur.

Par contre, s’il y a une chose que je ne suis pas, c’est quelqu’un qui a le pouce vert. Les plantes et moi, on ne s’entend vraiment pas!

Je vous laisse donc aux bons soins de deux blogueuses qui en savent vraiment plus à ce sujet!

Dans la deuxième partie, La jardinière ordinaire vous propose 4 conseils pour les plantes extérieures, mais juste avant, La Romanchic vous partage son expertise des plantes d’intérieur.

Bonne lecture!

Les plantes intérieures par La Romanchic

J’avais à peine 16 ans que je me procurais des plantes. Je les rempotais dès que j’arrivais à la maison dans un très joli pot, souvent rose. Je les arrosais, leur parlais presque. Et quelques semaines plus tard, je les regardais amèrement mourir, désespérée un peu plus chaque fois. Ainsi est née ma réputation de « tueuse de plantes. »

À 22 ans, les pieds à peine dans mon premier mon appartement, j’y ai fait entrer des plantes. Plusieurs n’ont pas survécu, mais d’autres oui. Comme lorsqu’on apprend à lire, à écrire, à faire des additions, j’ai appris et j’ai évolué.

Je sais à quel point ça peut être décourageant, le grand monde botanique.  C’est pourquoi je crois que ces quelques simples conseils sauront vous être utiles si vous aussi, vous avez la réputation de tuer toutes les plantes que vous adoptez!

Bien débuter sa jungle intérieure

Lire, lire, lire

Ce qui m’a certainement aidé, c’est de me procurer des livres pour en apprendre plus sur les plantes que j’adoptais. Les sites Web c’est bien, mais pour moi, il n’y a rien comme avoir sa petite bibliothèque à portée de main lorsqu’on souhaite trouver une information. Plusieurs livres offrent des portraits de plantes qu’on retrouve communément dans nos maisons et ils abordent l’arrosage, la luminosité et les insectes nuisibles, par exemple. Ce sont des informations pertinentes et essentielles.

Connaître la plante qu’on adopte

Lorsque je ramène une plante chez moi, je m’assure de bien connaître ses besoins : quel endroit elle préférera chez moi, quels sont ses besoins en eau, en humidité, en luminosité. Le conseil #1 est un très bon allié pour connaître ces informations, mais il m’arrive aussi de poser mes questions directement lorsque je suis dans les serres et les centres de jardin. Les employés sont passionnés et formés; leurs conseils sont précieux!

En prendre soin, mais pas trop!

Une chose que j’ai faite trop souvent, c’est de trop m’occuper de mes plantes. Quand on commence, on veut tellement leur bien et qu’elles ne manquent de rien qu’on arrose, et on arrose. Et on arrose encore. On ne voudrait tellement pas qu’elles manquent d’eau! Malheureusement, il faut parfois les laisser bien tranquilles. La grande majorité du temps, une plante meurt parce que ses racines ont baigné dans l’eau et elles ont moisi. Une plante tolérera toujours mieux la sécheresse qu’un surplus d’eau.

Rangez donc votre arrosoir pour un moment et suivez le prochain conseil (#4) !

Choisir le bon pot

Il existe des tonnes de pots pour y mettre nos plantes, mais certains ne sont pas pratiques et sont néfastes pour la santé de la plante.

Il y a 2 choses à retenir : terre cuite et trous de drainage. Les pots en terre cuite sont parfaits pour les débutants parce qu’ils « respirent » grâce à leur porosité. Si on a tendance à trop arroser, la terre séchera plus vite puisque l’eau s’évaporera plus rapidement et les racines resteront en santé. Les trous de drainage, quant à eux, servent à évacuer le surplus d’eau lors de l’arrosage. Si on prend un pot sans trou et qu’on y met une plante, le surplus d’eau restera au fond longtemps et fera pourrir les racines (et la plante ne survivra pas très longtemps dans ces conditions). Depuis que je ne mets plus mes plantes dans des pots sans trou, elles sont bien plus heureuses!

Accepter la mort de nos plantes

Je ne compte plus les plantes qui sont disparues de chez moi. Au début, ça me fâchait un peu, j’étais triste de les perdre et ça renforçait l’idée que j’étais une tueuse de plantes. Très sincèrement, c’est grâce aux erreurs faites avec ces plantes que j’ai appris à prendre soin encore mieux des autres qui sont toujours en vie. C’est normal que certaines ne survivent pas au début; c’est tout un monde complexe et gigantesque. C’est impossible de tout connaître d’un coup! C’est un long processus d’apprentissage qui ne finira jamais.

Plantsome

J’ai créé un groupe Facebook plutôt pédagogique pour ceux et celles souhaitant en apprendre toujours plus sur le domaine des plantes. On peut y poser des questions, s’inspirer, partager nos découvertes et bientôt, je partagerai des capsules plus spécifiques afin de vous aider à garder vos plantes en bonne santé. Au plaisir de vous y voir!

Les plantes extérieures par La jardinière ordinaire

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Ainsi, vous êtes du genre à tuer vos plantes, malgré toute votre bonne volonté? Vous pensez que, puisque les végétaux se débrouillent seuls dans la nature, c’est la même chose dans votre jardin? Eh bien non. Dame Nature travaille bien, mais il faut parfois lui donner un coup de main.  N’oubliez pas qu’un jardin, c’est un espace naturel, certes, mais créé par une main humaine. Voici donc quelques conseils pour aider ces plantes qui, après tout, n’ont pas choisi de pousser là!
La bonne plante à la bonne place

Si on installe nos végétaux au petit bonheur, parce que « ça fait beau », on court la chance de faire des gaffes…

  • Avant tout, informez-vous. Est-ce une plante d’ombre, de mi-ombre, de soleil? Quel type de sol préfère-t-elle? Parce qui si vous plantez un hosta, vivace d’ombre, dans une rocaille au gros soleil, il risque de ne pas être très heureux.
  • Idem pour les annuelles en pot; une impatiente de Nouvelle-Guinée n’appréciera pas de cuire sur une terrasse très ensoleillée.
  • Assurez-vous de donner l’espace nécessaire à la plante; si elle est coincée sous un arbre, qui lui fait compétition pour l’eau et les nutriments du sol avec ses grosses racines, elle restera chétive (si elle survit!)
Aidez vos plantes à s’installer

Il ne suffit pas de mettre une plante en terre pour que la magie opère! Plantez un jeune érable et laissez-le se débrouiller, pour voir… Il rendra l’âme avant la fin de l’été. Une fois bien implantés, les végétaux n’auront plus besoin d’être maternés, mais, en attendant, il faut en prendre soin.

  • Creusez un trou adéquat; s’il est trop profond, le collet (base) de la plante pourrait pourrir.
  • Arrosez! Et pas seulement au moment de la plantation; les racines ont besoin d’un peu de temps pour se développer et atteindre les réserves humides du sol. Pendant les premières semaines, votre nouveau « bébé » ne doit pas sécher sur place, alors donnez-lui un petit coup d’eau régulièrement, au besoin. Faites cependant attention de ne pas le noyer non plus; trop, c’est comme pas assez…
Allez-y mollo avec les engrais

Personnellement, je ne suis pas trop portée vers les engrais chimiques; non seulement ce n’est pas écolo, mais un mauvais dosage peut carrément brûler les racines. Si vous voyez pas mal de vers de terre dans votre sol, c’est signe qu’il est fertile. Utilisez plutôt du compost, qui va améliorer sa structure et favoriser la vie des micro-organismes utiles. Si vous tenez absolument à fertiliser, allez-y avec des engrais foliaires comme une émulsion d’algues, ou encore des granules de fumier de poule. Vous pouvez aussi trouver des recettes de purin fertilisant sur le web.

Soyez à l’écoute de vos plantes

Observez-les, afin d’agir en cas de problèmes : insectes, taches sur les feuilles, jaunissement, etc. Plus on intervient rapidement, meilleures sont les chances de survie!

Bon jardinage!

 

Et vous, êtes-vous du genre pouce vert ou tueur/tueuse de plantes?

 

MT

 

3 réflexions sur “[ARTICLE INVITÉ] « Comment passer de tueur/tueuse de plantes à ami(e) des plantes? »

  1. Bravo! Bel article!!!
    C’est ce que j’ai fait cette année, lire, me renseigner sur les plantes et les fleurs que j’avais choisies pour le jardin. Et j’ai réussi! Avec l’Internet, on n’a plus aucune raison de dire… je ne savais pas.
    Et oui, cette année, je considère que j’ai le pouce vert et je m’amuse!

    Aimé par 1 personne

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